15 mai 2008
Pique-nique OGM : les retombées presse.
Voici le lien (valable une semaine) vers le JT de France 3. Le reportage s'y trouve après la treizième minute.
L'article de Paris-Normandie, dans l'édition du 15 mai :
L'autre pique-nique anti-OGM
Quiches, salades et tarte rhubarbe-pomme-miel sans OGM, de quoi mettre en appétit les étudiants rassemblés sur la pelouse de la fac de lettres à Mont-Saint-Aignan, sous la banderole de l'organisation « Fac verte ».
L'humeur est estivale hier midi et le jus de fruit bio coule à flots. Les organisateurs ont d'autant plus le sourire que ce pique-nique fait écho à celui organisé mardi à Paris, au nez et à la barbe des députés, réunis pour voter une loi sur les organismes génétiquement modifiés qui fait polémique au sein même de la majorité UMP.
« Nous étions très nombreux hier à l'Assemblée nationale. Mais finalement, cette manif a eu moins d'écho que prévu, avec la bonne surprise du résultat de la loi repoussée », commente Alexis Deck de « Fac verte », en savourant le moment.
« Un moratoire complet ne serait pas de trop »
A l'université de Rouen, comme à Grenoble ou Toulouse, sous l'égide d' « Alliance pour la Planète », ces « rendez-vous festifs et solidaires » sont une manière d'appâter les jeunes sur un thème à la fois porteur et complexe.
Porte-drapeau de l'écologie étudiante, « Fac verte » reçoit un écho sympathique, tandis que sur les ondes le premier ministre François Fillon gronde et accuse la gauche d'avoir fait capoter le vote. A l'heure de ce sympathique déjeuner sur l'herbe, Fred, 23 ans, ne se trouve pas là par hasard, malgré ses révisions pour le Capes d'histoire. « Sur les OGM, je pense qu'un moratoire complet ne serait pas de trop. Un pique-nique comme ça, c'est une bonne idée, ça permet de sensibiliser les jeunes », estime-t-il. Sa copine Agathe trouve qu'on n'en parle pas suffisamment et redoute que « petit à petit tout ça ne passe dans les mœurs, en France comme ailleurs… » Alexandre, 19 ans, profite juste du soleil avec Emilie et Marion. Il a quand même un avis sur la question. « Je trouve que l'on ne dispose pas d'assez d'informations sur le fait de savoir si c'est nocif ou pas. Mais avec le peu qu'on sait on est contre. »
A 14 heures, une conférence-débat a lieu en fac de psycho pour poursuivre la réflexion. Parmi les intervenants, le biostatisticien rouennais Dominique Cellier qui, avec d'autres chercheurs, a mis à mal la théorie de l'innocuité du Mon 810 (maïs transgénique de la firme Monsanto). Ardent défenseur du principe de précaution, il en profite pour annoncer la venue le 12 juin prochain à Rouen de Marie-Dominique Robin, journaliste d'investigation auteur d'un film et d'un livre sur la firme multinationale qui a fait main basse sur le marché des OGM.
Veronique Baud
(crédit photo J.-M. Thuillier).