16 octobre 2008
Se loger ou conduire, la mairie doit choisir !
Communiqué de presse 15/10/2008
Le Plan Local d’Urbanisme (PLU) de Rouen impose des places de parking dans tout projet de construction de résidence, s’appliquant sans distinction aux logements sociaux étudiants. Fac Verte s’insurge devant ces règles d’urbanisme imposée par la ville, néfastes à la fois pour l’étudiant et pour l’environnement.
Ces places de parking ne sont pas gratuites, et le coût se répercute directement sur le loyer de l’étudiant : le PLU impose 1 place de parking pour 4 studios, ce qui augmente le prix de 7,5%. Ce n’est pas négligeable.
De plus, la place prise par le parking pourrait permettre de construire plus de logements, créer une salle d’ espace de vie ou encore des jardins potagers. Qui plus est, ces parkings ne sont pas occupés par grand chose : à la cité U du Madrillet, seule 1 place sur 10 est utilisée !
Pour finir, des promesses ont été faites durant la dernière campagne municipale par Mme Fourneyron : réduire la place de la voiture en ville. Ces règles d’urbanisme mises en place il y a des années vont à l’encontre de cette politique, puisqu’elle incite l’étudiant à utiliser sa voiture individuelle.
Devant cette politique contradictoire et inadaptée au besoin des étudiants, Fac verte demande à la municipalité de Rouen de supprimer au plus vite ces règles d’urbanisme infligées aux résidences étudiantes.
Nous annonçons également la tenue d’un café citoyen au restaurant bio Le Chénevis rue aux Ours le mercredi 5 novembre à 18 heures - avec de nombreux acteurs associatifs et institutionnels - afin de débattre ensemble de la question suivante : « le logement social écolo étudiant : entre espoir et réalité ? »
15 octobre 2008
Une première victoire pour les étudiants !
Après une campagne de longue haleine et plusieurs rebondissements, l’affaire de l’ancienne école d’infirmière a enfin trouvé un dénouement. 81 logements sociaux étudiants y seront construits. Mais la lutte continue !
En pleine campagne municipale, Fac Verte est parvenue à faire émerger la question du logement social étudiant. Avec plus de 10 000 étudiants, Rouen devrait - pour atteindre la moyenne nationale déjà bien basse - proposer 1 000 logements sociaux étudiants. Actuellement, il n’y en a que 200. Il était temps de tirer le signal d’alarme !
Le site de l’ancienne école d’infirmière était l’opportunité à saisir. En effet, le Crous voulait acheter ce bâtiment pour en faire 200 logements sociaux étudiants, mais l’hôpital, propriétaire des lieux, a préféré promouvoir l’intérêt privé à l’intérêt général en le vendant à Bouygues Immobilier pour en faire des logements hauts de gamme.
Après diverses péripéties, l’enjeu était de parvenir à faire accepter à Bouygues de revendre une partie de l’ancienne école d’infirmière au Crous. C’est chose faite avec 81 logements sociaux étudiants, 30 logements sociaux familiaux et 90 logements de standing (soit 60% de logements sociaux). Ces logements seront construits dans un quartier qui compte moins de 2% de logements sociaux et aucun logement étudiant !
La balle est dans le camps des collectivités territoriales
Dans le cadre d’une mobilisation citoyenne active, Fac Verte et le Droit au Logement (DAL
) ont organisé le 1er juillet l’occupation de l’ancienne école. Lors de cette occupation festive et symbolique, Fac verte a exigé que les collectivités territoriales prennent leurs responsabilités. Nous demandons qu’elles inscrivent un volet étudiant dans le Plan local d’Habitat et qu’elles s’engagent sur un plan global de rattrapage concernant le logement social étudiant. Il faut que la mairie, l’agglomération et le département définissent ensemble un calendrier et une enveloppe globale permettant au Crous de remplir sa mission : loger dignement les étudiants les plus défavorisés.
Eléonore Deck,
Ancienne vice-présidente étudiante du Crous.
La ferme arrive dans ta fac !
Avec l’Amap campus, mange des légumes bios et de saison pour pas cher grâce à un système de distribution directe.
Ne trouvez-vous pas suspectes ces belles pommes que l’on achète toute l'année sur les étals des grandes surfaces ? Pensez-vous qu'il soit normal de trouver du raisin en mars et des pêches en décembre ? Tous ces produits sont saturés en traitements pour résister au fret en avion, aux éclairages dans les rayons, etc. Pour en finir avec cette consommation abusive et trompeuse, il y a une alternative : les AMAP…
Solidarité, convivialité, écologie
L’AMAP représente une alternative économique concrète face au diktat des supermarchés, un pas vers l’autonomie.
- Une gestion citoyenne : les Associations pour le Maintien de l'Agriculture Paysanne, sont des partenariats entre des consommateurs et une ferme à proximité. La vente des paniers de produits de la ferme se fait directement auprès du consomm’acteur . Il participe, avec le producteur au choix des légumes à cultiver, du prix de la souscription ainsi que des modalités de distribution.
- Préserver l’environnement et la biodiversité : la production locale, de saison, sans pesticides, intégrant des variétés locales de légumes oubliés participe au développement durable du territoire sur lequel l’Amap est implantée.
- Solidarité avec le producteur : l’Amap garantie un revenu fixe et digne (car prépayé) au cultivateur. Ainsi le consommateur partage les risques et les bénéfices de la production.
- Des produits se qualité pour tous : dans un panier acheté dans une AMAP le prix des légumes est environ 15% moins cher que ceux achetés dans un supermarché car sans intermédiaire. De plus, il n’y a aucun gaspillage, tous les légumes ramassés le matin sont distribués le soir. En grande distribution 40 % des légumes ne correspondent pas aux normes et sont détruits !
L’Amap campus en pratique
Fac Verte a lancé la première Amap campus en octobre 2007 à Mont Saint Aignan en Lettres et Sciences Humaines. Elle regroupe actuellement 32 étudiants, enseignants, personnels.
Elle distribue 17 paniers de légumes par semaine, au prix unitaire de 7 euros, les lundis soir de 18 h à 19 h.
Les distributions ont lieu de début octobre à fin mai. Il n’y a pas de distribution pendant les vacances universitaires.
Il existe 2 formules : un panier par semaine ou un panier toutes les deux semaines.
Pour cette rentrée 2008/2009, l’Amap campus de Mont Saint Aignan continue, et une nouvelle se crée sur le pôle médecine-pharmacie…
Tu es étudiant, enseignant, personnel de l’Universite de Rouen, et tu veux changer ta consommation….
Rejoins-nous !!!
Mail : amapcampus@hotmail.fr
La montée d'un capitalisme du désastre
Apres son best-seller No logo, l’essayiste altermondialiste Naomi Klein s’attaque à la « stratégie du choc », mises en place par le pouvoir américain afin de propager le dogme libéral. Par la force et la manipulation.
Au début des années 50, le Dr Cameron dirige un programme de recherche secret, financé par la CIA. Il vise à développer de nouvelles techniques d’interrogatoires et de tortures répondant efficacement au nouveau contexte de guerre froide. Ces recherches démontrèrent qu’un individu (ou un groupe) soumis à un choc psychologique violent et soudain subit un « effondrement psychologique temporaire » empêchant toute stratégie de résistances – du groupe ou de l’individu.
Ces résultat donnèrent naissance au manuel Kubark, destiné à la formation des agents de la CIA aux techniques de tortures et d’interrogatoire, ces techniques furent également mises à profit pour développer de nouvelles techniques de coups d’Etat et de guerres économiques. A cette époque les économistes néo-libéraux Van Hayek et son disciple Friedman formalisèrent la « stratégie du choc » qui se fondait sur les résultats des recherches top secret de Cameron. Cette stratégie consiste à imposer à un pays faisant face à un crise (catastrophes naturelles, crises économiques, guerre civile…) des réformes libérales et massives en profitant de l’effondrement de la société civile face au désastre, qui se retrouve incapable de s’organiser et de réagir.
Un système violent et organisé
Depuis 60 ans, Hayek, Friedman et leur disciples ont formés des générations d’agents économiques chargés de défendre le capitalisme et de répandre le dogme libéral dans le monde. Ils noyautèrent l’OMC, la Banque mondiale et le FMI et imposèrent des réformes dévastatrices partout dans le monde, aidés dans leur besogne par les services secrets atlantistes qui organisent les « chocs » ou exploitent les tragédies qui frappent les peuples à travers le monde. Noami Klein nous explique que bon nombre d’événements majeurs de notre époque moderne ont partie liés avec l’existence d’opération planifiées visant à assurer la prise de contrôle de la planète au service des intérêts privés des multinationales.
John Michel
11 octobre 2008
ROUEN : La fac se prend le chou.

Vu dans la presse

«
On propose des solutions alternatives et efficaces pour lutter contre
l'agro-business »
Guillaume Getz veut « faire bouger
les consciences ». C'est pour cette raison que cet étudiant en médecine de 23
ans s'est joint au lancement d'une nouvelle Amap. La région rouennaise compte
désormais six Amap qui pratiquent le commerce équitable à l'échelle locale, et
le mouvement initié par le syndicat d'étudiants Fac Verte n'est pas près de
s'essouffler. « On est soixante-dix adhérents. Et ce n'est qu'un début. » Un
bon début donc, et qui n'attire pas que des écolos en herbe. « C'est vrai que
la plupart des gens qui viennent sont des adeptes de l'écologie, mais plein
d'autres étudiants sont réceptifs parce qu'on n'a pas de discours défaitiste.
On propose des solutions alternatives et efficaces pour lutter contre
l'agro-business. »
Concrètement, les étudiants se retrouvent un soir par semaine dans le hall de
la fac de médecine pour faire leur petit marché. Mais attention, rien à voir
avec les marchés habituels. « L'Amap, c'est un concept participatif. Les
étudiants gèrent eux-mêmes la distribution des produits à tour de rôle. C'est
un mouvement créé par les étudiants et pour les étudiants. » Avec une
convivialité évidente, une volonté de rencontre et d'échange. C'est pour cela
que le producteur recruté par cette Amap, Jean-Jacques Malhouitre, est présent
à chaque rendez-vous et supervise l'opération. Quelques balances sur la table,
des cageots de légumes, et c'est parti. Chacun amène son sac et récupère son
pesant d'or : carottes, tomates, pommes de terre, céleri pour l'essentiel. Et
comme la production varie au fil des saisons, le contenu du sac aussi. Mais le
prix, lui, ne change pas. C'est toujours sept euros le panier, avec un
abonnement minimum de quatre mois. Un investissement rentable et nécessaire
pour se réapproprier son alimentation. « Ici, on aime parler du concept de
consomm-action. Ça résume assez bien notre état d'esprit. »
L'Amap attend ses nouvelles recrues chaque mardi soir à partir de 18 h à la fac
de médecine.
Article paru dans le Paris-Normandie du 10/10/2008
04 septembre 2008
L’université de Rouen doit se doter d’un Agenda 21.
Profession de foi de Guillaume Getz, candidat à la vice présidence étudiante de l’université de Rouen.
Je m’appelle Guillaume Getz, 23 ans, étudiant en médecine en DCEM 4 à l’Université de Rouen. Animateur du syndicat écologiste étudiant Fac Verte, j’exerce des responsabilités syndicales et associatives à l’université depuis plus de 2 ans. Mon engagement concret est au service des étudiants. Ainsi, par exemple, j’ai contribué à la fondation d’une association pour le maintien de l’agriculture paysanne. L’Amap campus distribue chaque semaine sur le campus des paniers de légumes bios, ce qui permet aux étudiants de manger équilibré pour un prix abordable (mise en relation directe du maraîcher et des étudiants).
Penser globalement, agir localement, tel est le sens de mon engagement. Fac Verte développe une vision écologiste de l’enseignement supérieur. Cela intègre bien évidemment les considérations environnementales mais aussi les questions sociales, pédagogiques et de défense du service public. En ce sens, les combats contre la LRU, pour le logement social étudiant avec l’ancienne école d’infirmière, la défense des étudiants sans papiers sont autant de combats qui me tiennent à cœur.
A l’heure où beaucoup parle de développement durable, notre université se doit d’agir. En tant que candidat à la vice présidence étudiante, je souhaite que notre université – à l’instar de l’université du Havre – adopte un Agenda 21. Il me semble nécessaires de développer ces trois points précis :
- intégrer des modules de développement durable dans le maximum de filières : parce que les enseignements aux étudiants d’aujourd’hui conditionnent pour partie les comportements citoyens mais aussi parce que le développement durable représente un débouché professionnel de plus en plus important dans le monde du travail ;
- mettre en musique l’audit énergétique réalisé par notre université et développer une politique de réduction des déchets et de tri sélectif : parce qu’il est urgent d’économiser les ressources financières et naturelles ;
- proposer un plan de déplacement universitaire alternatif à la voiture individuel : transport en commun avantageux et pratique, station et location de vélo, service de covoiturage, mis en site propre la ligne 4... Parce que les transports les plus polluants sont aussi les plus chers pour les étudiants.
En tant qu’élu étudiant, je ne promet pas la lune, mais des mesures terre à terre pour mieux la protéger et servir les étudiants.
Guillaume Getz, élu au CEVU de l’université de Rouen
14 juillet 2008
Bientot la rentrée, pensez à votre mutuelle.
Dans le cadre de la semaine de l'équilibre alimentaire et de l'AMAP, Fac Verte et la SMENO sont en partenariat.
Vous êtes étudiant ? Vous allez devoir choisir un Centre de Sécurité sociale.
La SMENO
Elle propose également une mutuelle complémentaire afin d’être remboursé à 100% à partir de 7,50€/mois.
Rendez vous sur le site http://www.smeno.com/etudiants pour découvrir tous les avantages SMENO !
06 juillet 2008
Occupation de l'ancienne école d'infirmières : article de Paris-Normandie
Barbecue militant à l'ancienne école d'infirmières
LOGEMENT. Rouen manque de logements sociaux étudiants. Pour le rappeler, Fac Verte et Droit au Logement ont occupé l'ex-école d'infirmières, mardi soir.
Un petit concert de jazz manouche en dégustant une merguez. Mardi soir, une quarantaine de personnes ont occupé l'ancienne école d'infirmières, rue des Forgettes. Un site vide et squatté depuis trois ans. Ce rassemblement, mis sur pied par l'association Droit au logement et le syndicat étudiant Fac Verte, se voulait "festif et symbolique". Surtout, il avait pour but de tirer à nouveau le signal d'alarme sur le déficit rouennais en matière de logement social étudiant. Symbolique, en effet, le choix de l'ex-école d'infirmières, qui a défrayé la chronique ces derniers mois. Propriété du CHU, elle a été vendue au groupe Bouygues Immobilier. Alors que le Crous (Centre régional des oeuvres universitaires et scolaires) s'était lui aussi porté acquéreur afin d'y construire deux cents logements sociaux étudiants. L'école vendue à Bouygues, l'affaire a un temps semblé pliée. Mais l'intervention de la mairie de Rouen, parvenant à ramener Bouygues à la table des négociations, a porté ses fruits. Depuis, des discussions, bien engagées, sont en cours pour que l'ex-école accueille finalement quatre-vingts logements sociaux étudiants. "Mais rien n'est encore signé, précise Eléonore Deck, présidente de Fac Verte Rouen. Nous sommes là pour rappeler que les étudiants sont vigilants. Pour combler le déficit, nous demandons également aux collectivités de s'engager sur un plan précis." A ce sujet, un projet de convention entre la Ville, l'Agglo, le Département et le Crous, est justement dans les cartons. Une réunion est prévue à la rentrée de septembre.
Gilles Triolier (Paris-Normandie)
paru le jeudi 3 juillet
02 juillet 2008
Succès de l'occupation !
Des étudiants, des artistes, des précaires, des militants, des marginaux, des professeurs d'université, des élus... Une cinquantaine de personnes ont occupé le site de l'ancienne école d'infirmière à l'appel du DAL et de Fac Verte. Cette opération était soutenue par Sud étudiant et plusieurs autres organisations politiques et associatives.
La situation du logement social étudiant à Rouen est particulièrement préoccupante. Le signal d'alarme a été tiré, les collectivités territoriales doivent prendre leur responsabilité. Nous regrettons l'absence du nouveau vice-président étudiant du Crous ainsi que de tous ses camarades de l'UNEF, mais la lutte continuera avec ou sans eux !
Le reportage concernant la crise du logement étudiant est à la dixième minute (lien valable une semaine).
http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=b76a_1920
01 juillet 2008
Fac Verte tire le signal d'alarme !
Communiqué de presse, le 30juin 2008
Avec le Dal, une occupation festive et symbolique de l'ancienne école d'infirmières sera organisée le mardi 1er juillet. Fac Verte demande aux collectivités territoriales de s'engager sur un plan global de rattrapage concernant le logement social étudiant.
Avec ses amis du DAL, Fac Verte organise le mardi 1er juillet à partir de 18h une occupation festive et symbolique de l'ancienne école d'infirmière, rue des Forgettes. Musique, barbecue, prises de parole et camping sauvage sont à l'ordre du jour de cette mobilisation.
« De tout point de vue, il aurait été préférable que le CHU vende le terrain de cette ancienne école au Crous plutôt qu'à Bouygues Immobilier » regrette Eléonore Deck, ancienne vice-présidente étudiante du Crous. « Aujourd'hui, il s'agit d'aller de l'avant et de s'assurer que la transaction concernant les 80 logements étudiants entre Bouygues et le Crous se fasse dans de bonnes conditions ».
En effet, la situation du logement social étudiant à Rouen est extrêmement préoccupante : seulement 195 logements sociaux sont actuellement disponibles alors qu'il en faudrait 1000 pour rattraper une moyenne nationale déjà très insatisfaisante. Le projet de l'ancienne école d'infirmières ne va générer au mieux que 80 logements (contre 200 initialement). Le projet du Champs de Mars (120 logements de prévu) risque de tomber tout simplement à l'eau, faute d'argent.
« Est ce une manière de traiter la jeunesse ? »s'interroge Guillaume Coens, élu étudiant de Fac Verte au Crous. « Les collectivités territoriales doivent prendre aujourd’hui leur responsabilité et s'engager à rattraper cet énorme déficit en matière de logements étudiants. C'est une urgence ! ». Des solutions existent, mais pour les saisir il faut une volonté politique. Fac Verte demande à la ville de Rouen, à l'Agglomération et au Département de se réunir rapidement afin de se concerter puis d'inscrire un volet étudiant dans le Plan local d'Habitat et de dégager une enveloppe globale permettant au Crous de remplir sa mission : loger dignement les étudiants les plus défavorisés.
Contact presse :
Eléonore Deck,
Présidente de Fac Verte Rouen





